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Un petit blog, pour une petite créatrice

Le complot de Temas - Chapitre 1

Célestine – Catastrophe à l’atelier
  • Je suis arrivée !

Ce fut les premiers mots que j’entendis depuis ce matin. En effet j’avais passé toute la matinée à travailler sur mon projet toute seule sans voir une seule âme qui vivent. J’avais même passé la nuit dernière dans mon atelier pour pouvoir travailler dessus au plus tôt. Il faut dire que je ne sortais plus trop de mon atelier quand je me lançais sur un projet.

  • J’espère que tu as pris le temps de dormir !

 Je tourna la tête vers la nouvelle arrivante venant lui offrir un grand sourire.

  • Juste deux petite heure Phélie !
  • Tu es vraiment incorrigible… Me répondit elle avec un sourire amusé.

Ophélie Ulpaire était mon assistante et ma meilleur amie. On se connaissait depuis des années et on travaillait sur tous mes projets ensemble, nous étions vraiment inséparable. Mais si elle était une très bonne ingénieure, elle était bien moins impliqué que moi et avait tendance à préférer retourner chez elle plutôt que de dormir à l’atelier. Ses longs et lisses cheveux châtains lui entouraient son visage sur lequel on pouvait voir un sourire amical sur ses fines lèvres et de grands yeux rond et violets qui pétillais. Elle était habillée d’une robe mi longue et froufroutante blanche et bleu à manche courte, un corset marron séparant les deux couleur et une sacoche dans lequel se trouvait l’intégralité de ses outils. Une tenue fort peu pratique qu’elle s’obstinait pourtant à porter.

  • Du coup Alphonse avance ? Me demanda Ophélie en s’asseyant à mes côtés.
  • Il s’embellit de jour en jour ! Lui répondis je en essuyant mon front suant dégageant quelques mèches rousses rebelles de mon visage.

Alphonse était ce projet. C’était un automate géant multifonction qui était prévue pour être le plus économes possibles en fabrication et utilisation d’énergie. Un projet vraiment ambitieux qui occupait mon esprit depuis plusieurs semaines. Alphonse avançait bien, il avait déjà un large thorax et une jolie tête bien construire dans laquelle je trifouillais ses circuits pour pouvoir lui faire utiliser ses options déjà implémentées. Ophélie regardais au-dessus de mon épaule pour voir les avancées d’Alphonse.

  • Tu peux reprendre le travail le temps que j’aille boire ?
  • Évidemment je ne suis pas ton assistante pour rien !

Je vins me lever donnant mes tournevis à ma chère amie avant de partir chercher un verre d’eau au robinet de notre atelier qui se situait dans un coin de l’immense salle centrale, derrière les amas de matière première. Arrivée là-bas, j’entendis quelque bruits étranges et métalliques comme des pas de course au-dessus de moi.

  • Ophélie c’est toi ? Demandai je en levant la tête.

N’entendant pas de réponse je regarda un peu autour de moi pour voir si il y avait bien une présence étrange, mais rien n’apparaissait dans mon champ de vision. Cela devait être juste le manque de sommeil qui me jouait des tours…

Une fois mon verre pris, je retourna vers Ophélie et Alphonse un peu troublée. Se tournant vers moi Ophélie, transforma son air joyeux en une mine inquiète.

  • Tu vas bien Céleste ?
  • Oui, oui ne t’inquiètes pas… J’ai juste cru avoir entendue quelqu’un marcher au niveau de l’étage...
  • Mais il y a personne ici à part nous…
  • Oui j’ai juste du halluciner.

Malgré mon grand sourire, Ophélie garda sa mine dubitative venant se relever.

  • Je vais faire le tour de l’atelier, je reviens vite…

Ophélie sortit de l’atelier me laissant donc seul avec Alphonse. Cette dernière, semblait prendre vraiment à cœur mes suspicions… Venant soulever les épaules, je soupira avant de me retourner vers Alphonse. Après tout j’avais un projets à terminer !

Mais en m’avançant tranquillement, j’entendis un bruit de métal tomber dans un autre coin de l’atelier, me poussant à me retourner.

  • Phélie ?

Aucune réponse. Par prudence je m’avança vers l’endroit suspicieux mais rien de spécial n’était visible. A nouveau mon esprit devais me jouer des tours… Mais ce fut à ce moment qu’un nouveau son se fit entendre au niveau d’Alphonse.

  • Qu’est ce qui se passe ici…

Je sortis une clé à molette de ma ceinture m’armant contre toute attaque possible. M’approchant d’Alphonse je vins voir ce qui aurait pu causer ce bruit étrange. Étudiant la machine sous toute ses coutures, je remarqua que le haut de son cou avait quelque chose d’étrange. En effet un trou semblait avoir été créé à ce niveau et si cela pouvait très bien être le travail d’Ophélie, il y avait quelque chose de louche avec cela…

Je détacha alors sa tête pour pouvoir regarder à l’intérieur. Mes yeux s’écarquillèrent devant ce qui était offert à ma vue. A l’intérieur se trouvait une étrange pierre rouge qui était en train de bloquer les rouages qui avait été mis en marche à plein régime. Le nalfos, un liquide magique plutôt instable qui servait de moteur à la machine s’affolait dans ses tubes. Sa couleur verte pale était devenue orange montrant donc qu’il s’approchait du dangereux stade critique.

Mon instinct pris le contrôle. Voyant qu’il n’y avait plus rien à faire pour éviter la catastrophe, je couru au plus loin me cachant derrière la première chose venue, qui fut donc d’immense plaque de métal. Quelque seconde plus tard, une explosions bien plus grande que prévue retentit dans l’atelier. La plaque de métal qui me protéger fut projetée en arrière me jetant sur le sol violemment. Mes genoux et bras se firent râpée par leur sol abimant mon pantalon et ma veste de cuir marron et ma tête fut sonnée par l’explosion et la chute. Mes oreilles sifflèrent sous le bruit et mes yeux avaient du mal à s’ouvrir sous la lumière de l’explosion, me privant partiellement de l’usage de presque la moitié de mes sens.

Je tenta de reprendre mes esprits me relevant difficilement, de la poussière et un peu de sang couvrant ma tenue. Sous le sifflements de mes oreilles, je finis par entendre un cri horrifié.

  • OPHÉLIE !

Venant reprendre mes esprits le plus rapidement possible, je courue vers l’endroit où je pensais avoir entendue le cri. L’atelier avait été entièrement soufflé, des gravats, des bouts de métal et autre diverse chose jonché l’intégralité de l’atelier. Atelier dont un des murs avait également été soufflé laissant une ouverture béante à l’intérieur. Je me précipita du mieux que je pu à l’intérieur arrivant donc à l’extérieur de l’atelier. Face à moi se trouver Ophélie à genoux devant… Un haut de cœur me pris. Un homme aux cheveux noirs et couvert de poussière était allonger au sol. Ses jambes avait un angle peu naturel et un bout de métal, probablement d’Alphonse, était planté dans son torse tachant son haut d’une immense tache de sang qui continuait de s’étendre. Ophélie était en train de prendre le pouls sur le bras gauche de l’homme. Sur ce dernier je ne pus m’empêcher de remarquer un étrange tatouage en forme de pique noire dans lequel se trouver un rouage de trois roues dentée. Ophélie vins par la suite me regarder les yeux larmoyants venant secouer la tête.

J’étais tremblotante, mon estomac noué et ma langue pâteuse. La vue de ce corps tordue et sanguinolent était une horreur mais je ne pouvais détourner les yeux comme bloquée par une fascination morbide.

  • Qu’est ce… Qu’est-ce qu’on va faire Céleste ?
  • Et bien je pense que reprendre Alphonse n’est plus d’actualité…
  • Célestine, c’est pas le moment !

Me cria dessus Ophélie. Un sourire nerveux apparaissait peu à peu au commissure de mes lèvres tandis qu’elle était en train de réfléchir à ce qu’il s’est passé et quoi faire par la suite en essayant de reprendre ses esprits. Un bruit d’alarme se fit peu à peu entendre au bout de la rue. Avec frayeurs, nos regards se retournèrent vers le bout de la ruelle où arrivait un groupe de garde d’enquête qui nous braqua avec leur armes.

  • Ne bougeaient pas vous deux ! Vous nous suivez au post !
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